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Priere et Louange à la prefecture de Brazzaville
Le Prophete William Arsène YAUCAT GUENDI

29 Avril 1987 ! Aux premières heures de la nuit, William Arsène Yaucat-Guendi, à la surprise générale de tous, regagne sans tambour ni bagage, le toit parental, au 252 de la rue Madzia au Plateau de 15 ans. Au grand dam des siens, l’homme revient, après de brillantes études qui l’ont couronné ingénieur informaticien, non pas exhibant son diplôme mais la bible, proclamant sans contour ni détour son appel au divin service de Jésus-Christ à temps plein. Contre toute attente, il avait amorcé un virage à 180°, l’emploi étant devenu le cadet de ses préoccupations. C’est donc ce jeune homme insolite et atypique qui va fonder l’Apostolique, Prophétique et Universelle Mission du Cèdre. L’aventure de cet ancien activiste de l’UJSC (Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise) est devenue un puissant tsunami spirituel dont l’onde et l’itinéraire bouleversent, depuis plus de 30 ans, les nations et les vies, bousculent les coutumes, les traditions. Retour sur une vocation.

Au commencement était un séminaire organisé à la salle des Ingénieurs civils au 19 de la rue Blanche au 9ème arrondissement. Nous sommes à Paris. ‘’L’informatisation du Tiers-monde et ses conséquences’’, thème de ce rendez-vous du donner et du recevoir intéresse le jeune étudiant en informatique William qui se résout à y prendre part. A la fin, au moment où les participants font la connaissance des uns et des autres, William est attiré par le son d’une musique du genre negro spiritual qui lui parvient à quelques mètres de là. Il s’y intéresse et décide de s’y rendre. Un ami étudiant, compatriote également, l’y accompagne.

Quelques temps après, l’ami s’ennuie et lui presse de rentrer. William n’est pas de cet avis, il veut bien continuer à savourer les rythmes envoûtants de cette musique. Le dissentiment est assez net : ils se séparent.

Lavement des pieds 600Le maître des lieux par un ‘’AMEN’’ met fin à la musique avant de demander quelques témoignages à la gloire du Seigneur. Des hommes et des femmes se lèvent et se mettent à raconter les merveilles du Seigneur sur leur vie. Point de doute, William réalise qu’il avait donc mis pied dans une église sans le vouloir. Toutefois, il ne s’ennuie pas, il veut bien continuer à suivre ces témoignages.

Vint, après les témoignages, le temps de la prédication du jour. William est tout oreille. Sans trop bien comprendre la profondeur de ce qui se dit, William ne s’ennuie nullement. A la fin de la prédication, Archange l’évangéliste demande à ceux qui sont venus pour la première fois de se lever afin qu’on puisse prier pour les confier au Seigneur. William est bien dans ce cas : il se lève et en fin observateur, il est le dernier. Il veut bien voir ce que l’on fait vraiment aux autres avant qu’il ne prenne vraiment la décision de s’engager car, on ne sait jamais…

Quand l’évangéliste Archange prie pour lui, il lui confie ensuite : « Attache-toi au Seigneur, tu verras la gloire de Dieu ». Ce discours, l’homme ne l’a pas tenu à tous ceux qui sont passés devant lui. Qu’est-ce que cela veut bien vouloir dire s’interroge William. Il n’hésite pas à lui poser la question. L’évangéliste l’esquive en quelque sorte en lui demandant s’il avait une bible. William lui répond par la négative. Alors, il l’oriente vers un de ses collaborateurs, le pasteur Barma à qui il fait cette recommandation : « Donnez une bible à ce jeune homme à mes frais »

C’est donc avec une bible en main que le jeune William rentre chez lui en ce vendredi, profondément bouleversé par les témoignages qu’il a entendus et le discours tenu par le prédicateur tout le long de sa prédication. Une fois chez lui, il promet de reprendre la lecture des versets qui ont été donnés à seule fin de cribler de questions le prédicateur dimanche, au prochain rendez-vous. Activiste de l’UJSC, organisation de jeunesse d’obédience marxiste-léniniste, William ne peut, sans réaction, avaler ‘’les couleuvres’’ que vient de lui proposer l’homme de Dieu.

Dimanche ! William en ce jour, s’il en avait le pouvoir, aurait accéléré la marche du temps pour qu’arrivent 15 heures. En tout cas, il veut bien y être déjà, non plus, comme il le préconisait, pour accabler de questions le prédicateur : le virus de la parole de Dieu l’a atteint, il veut maintenant prier. Au milieu de la nuit même, il s’était réveillé pour prier. De temps à autre, il jette un coup d’œil à sa montre pour surveiller l’heure.

La dernière fois qu’il consulte sa montre, il est 14 h 30’. William n’en croit pas ses yeux : il est sérieusement en retard. A quel moment s’est-il laissé distraire ? Amer, il saute dans le métro sans attendre : il est parti.

Arrivé au portail de l’église qu’il trouve fermé, William frappe. Personne ne lui ouvre. Il insiste, avec plus de force. Rien ! Sans se décourager, il continue à frapper, violemment jusqu’à indisposer le concierge qui lui demande :

  • Jeune homme, mais qu’est-ce qui ne va pas ?
  • Je demande qu’on m’ouvre, je suis en retard.
  • Mais non mon petit. L’église ouvre ses portes à 15 heures et il n’est encore que 14 h. Revenez dans une heure

14 heures ? William n’en croit pas ses oreilles et veut bien s’en convaincre en consultant sa montre. Il est bien 14 heures, c’est la vérité !

A qui dira-t-il que cette même montre lui indiquait qu’il était 14h30’ et en quittant son domicile, il croyait arriver en retard. Confus, il résolut d’aller attendre au Square de la Trinité, un jardin public qui se trouve non loin de l’église.

Ici, curieusement, le lieu est désert. Cela n’inquiète pas William qui trouve un siège sur lequel il s’installe. Il ouvre sa bible et commence la lecture. Vite, il est gagné par l’assoupissement et s’endort. C’est une main qui vient le tirer de son sommeil en le tapotant trois fois à l’épaule droite.

Quand il se réveille, il a en face de lui un homme qui lui fit cette question :

  • Mon fils, es-tu lecteur de la bible ?

William incline sa tête, incapable de regarder dans les yeux son interlocuteur. Son visage est tellement rayonnant que je ne pouvais le regarder fixement avoue William. Il lui répondit :

  • Je viens à peine de l’avoir

A sa réponse, l’homme enchaîne :

  • Le Seigneur dit : « Demandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira»

Parlant ainsi, il se mit à lui donner les paroles du sermon sur la montagne (Matthieu 5, 6 et 7) rapporte William. « Sa voix, note-t-il, me parlait avec autorité et à l’entendre, elle allait comme s’amplifiant ». A la fin, il lui confia :

  • Je n’ai plus assez de temps, il faut que je m’en aille. Garde ce que tu as reçu car tu ne l’auras ni à un prix d’argent, ni à un prix d’or. Mais sache que tu ne termineras pas ta vie sans être au service du Seigneur

Et l’homme prit congé de son interlocuteur. A la seconde près, William qui réalise le prix des paroles qu’il vient d’entendre juge bon de nouer une solide relation avec lui. Il entreprend de le rattraper pour lui demander son adresse. Dommage, l’homme a disparu et c’est en vain qu’il le cherche dans ce jardin pourtant désert.

Déçu de perdre un homme d’une telle valeur, William ne manque pas de trouver un baume analgésiant à sa douleur. Il se console : ‘’Comme il me parlait de la parole de Dieu, c’est sûr qu’il est parti à l’église. Je vais l’y retrouver’’ se dit-il. Et quand il regarde sa montre, il est 15 heures. Il se lève et prend le chemin de l’église.

A l’église, il choisit de s’asseoir derrière pour chercher à avoir une vue sur l’ensemble des disciples. Il espère ainsi trouver, du regard tout au moins, son interlocuteur du Square de la Trinité. Malheureusement, ce fut peine perdue.

Pendant la prédication du jour, l’évangéliste Archange du haut de l’estrade s’arrête et s’adresse à l’assemblée en ces termes :

  • Bien-aimés dans le Seigneur, je dois m’arrêter pour vous donner un message : il y a parmi vous un homme qui est déjà mis à part pour le service du Seigneur. Il n’est ni Français, ni métropolitain ; c’est un homme de couleur. Il sera un homme de Dieu très puissant. Toutefois, le Seigneur ne me l’a pas montré sinon je vous l’aurai dit.

« Quand ce message se donne, je me sentais comme indexé et mon cœur battait à un rythme accéléré » rapporte William à propos.

Prophete  WilliamUne fois chez lui, la vie de William prend une autre direction. Il vit désormais au rythme des messages qui lui sont donnés. Ainsi, et de façon régulière, il lui vient des messages audibles qui lui commandent d’aller à telle ou telle adresse pour aller parler du Seigneur à telle ou telle famille avant de prier pour un des leurs qui est malade. Et quand il y va, la chose est ainsi. L’homme devient le prototype d’une girouette, toujours soumise à la direction que lui impose le vent.

Désormais, la vie de William est partagée entre sa présence à l’assemblée, à l’université où il prend ses cours ou ici et là, dans les métros ou dans les maisons familiales où il va, conduit par le Saint-Esprit pour rendre témoignage du Seigneur et prier pour les malades.

 Un jour, le 25 décembre 1986, pendant le culte de Noël, l’évangéliste Archange qui est entrain de circuler dans les allées de l’assemblée s’arrête au niveau du siège où est assis le jeune William. Il le tapote trois fois à l’épaule droite, comme il y a quelques années au Square de la Trinité. Il lui confie :

  • Mon frère, lève-toi ; ta place n’est plus ici mais à l’estrade. Tu es un serviteur de Dieu.

Une fois à l’estrade, Archange dit :

  • Il y a quelques années en arrière, en 1983, je vous donnais un message prophétique. Je vous parlais d’un homme qui au milieu de vous était déjà mis à part pour le service du Seigneur. Je vous disais qu’il n’est ni Français, ni métropolitain mais un homme de couleur. Aujourd’hui, le Seigneur me l’a montré, le voici. Maintenant, donne-nous ton témoignage mon frère lui dit-il.

Au moment où William prend le micro pour témoigner, une nuée remplit la salle et l’assemblée se mit à parler en langues. Tous étaient en pleurs.

Dans son témoignage, il parla de la conférence à laquelle il avait pris part en sa qualité de jeune étudiant, de la musique qui l’attira vers l’église et de sa rencontre avec l’homme du Square. Et c’est ainsi qu’il est devenu esclave de la volonté du Seigneur jusqu’à ce jour conclut-il.

Entretemps, il réussit à soutenir son diplôme d’ingénieur informaticien, chef de projet informatique à la grande satisfaction de son père, Maître Félix Yaucat Guendi. Ce dernier, fort de ses relations ne peine pas à trouver une opportunité pour l’embauche de son enfant. Une grande entreprise franco-américaine organise une épreuve pour embaucher des informaticiens. William passe brillamment l’épreuve.

Le jour où il est attendu pour commencer le boulot, il ne se fait pas voir. Le jour suivant, il n’est pas également au rendez-vous. Le troisième jour, son père reçoit un coup de fil qui lui rappelle que l’enfant avait effectivement réussi à son épreuve et qu’il est donc attendu pour commencer le boulot.

Maître Félix Yaucat Guendi s’étonne en apprenant que son enfant ne s’était pas encore rendu au boulot alors qu’il savait lui-même qu’il avait réussi à son épreuve. « A son âge il attend qu’on l’y accompagne ? » maugrée-t-il.

A la maison, il demande l’enfant. On lui apprend qu’il est absent.

  • Il est absent pour errer dans Paris alors qu’il est attendu au boulot s’exclama-t-il
  • Papa, il a dit qu’il va servir Dieu et depuis, sa vie il ne la passe qu’à l’église lui répondirent ses enfants.

A ces paroles, il pique une vive colère. Il s’informe de l’adresse de l’église et s’y rend instamment. Une fois sur les lieux, l’homme se dirige droit vers l’évangéliste Archange à qui il adresse ces paroles :

  • Vous avez envoûté mon fils. Alors qu’il est attendu au boulot, vous l’égarez ici avec votre affaire de servir Dieu. Je vous demande de remettre mon fils
  • Nous sommes étrangers à la vie de ton fils qui est un majeur. Parlez-lui, il est libre de ses engagements lui répond l’évangéliste Archange.
  • William, rentrons, un emploi t’attend. Tu avais réussi à ton épreuve, allons ! fit le père à son fils.
  • Papa, je vais servir le Seigneur toute ma vie.
  • William, tu ne me diras pas qu’on aura fait tant d’investissements pour tes études en vain. Si tu continues avec de tels propos, je vais me suicider.
  • Si tu te suicides, à la veillée mortuaire je commencerai mes prédications lui répond William, téméraire.

Jamais son fils ne lui avait résisté. Qu’est-ce qui se passe se demande-t-il, amer. Revenu à la maison, il proclame : « Maintenant, les affaires de William ne me regardent plus. Il est devenu fou ».

Cet antagonisme ne fit nullement ombrage à la vocation du jeune William qui, imperturbablement, continue d’aller à l’assemblée et à se laisser conduire par le Saint-Esprit.

Une nuit, il fait une vision. Il se voit entrain de prêcher dans un pays d’Afrique, sans aucune autre précision. Il se met en prière, demandant au Seigneur plus de détails sur ce message. Quelques jours plus tard, il a encore une vision : Il se voit entrain de prêcher à Brazzaville.

Les choses sont on ne peut plus claires. Il forme alors le projet de se rendre au pays pour voir ce que le Seigneur lui y réserve. Il en informe l’évangéliste Archange qui promet lui donner son avis sur la question dès qu’il sera de retour d’une retraite dans la prière et le jeûne qu’il prend pour deux semaines.

De retour de sa retraite, il lui confie : « Il est bon de faire la volonté de Dieu et non celle des hommes. Va mon fils, tes chemins sont aplanis car c’est Dieu lui-même qui t’y appelle pour son œuvre ».

La confirmation donnée, William prend l’avion et le 28 avril au soir, il est au pays. A sa maman et à ses frères, il confie :

  • Je suis de retour. Pour tout ce qui m’arrivera, je vous demande seulement de prier. Maman, retiens seulement que dès maintenant, tu auras beaucoup de monde ici».

A l’écoute de ces paroles, sa mère lui dit simplement en riant :

  • Je n’ai plus d’argent William ; tes amis que tu m’amènes toujours là, comment vais-je les nourrir ? Qu’ils viennent, on leur trouvera ne fusse qu’un verre d’eau, plaisanta sa mère.

Maman Pierrette Yaucat Guendi a coutume de se réveiller vers 4h30’. A cette heure, elle a le temps de tout mettre en ordre avant d’aller au CHU où elle exerce comme sage-femme. Alors qu’elle est entrain de balayer la cour, elle entend frapper au portail :

  • Qui est-ce fit-elle, surprise d’une visite si matinale comme s’il y avait une mauvaise nouvelle.
  • Venez m’ouvrir lui répondit une femme en langue kituba.

Elle ne reconnaît pas la voix de la visiteuse et croit comprendre que les malades mentaux de l’asile psychiatrique ont du s’évader et que celle-là est l’une d’eux. Elle lui demanda :

  • T’ouvrir ? Qui es-tu et que veux-tu ?
  • Je viens pour que l’on prie pour moi, répondit la visiteuse
  • Prier pour toi ? Il n’y a point d’église ici, reprit maman Pierrette
  • N’est-ce pas ici le 252 rue Madzia. On m’a demandé de venir ici afin qu’on prie pour moi. Ne me ferme pas la porte maman.

William qui suivait depuis l’entretien de sa mère avec la visiteuse l’interpella et lui dit

  • Maman, ouvre-lui le portail, elle vient me voir.

Maman Pierrette ne comprend rien. Qui est cette femme qui vient voir son fils rentré de France rien que cette nuit même. A quel moment ils se sont parlés se demanda-t-elle sans poser la question ni à son fils, ni à son hôtesse.

La femme à la vue de William s’écria :

  • C’est bien toi l’homme qui m’a été montré !

Parlant ainsi, elle se mit à parler d’une vision nocturne qu’elle a eue au cours de laquelle un homme lui avait dit que pour sa maladie, elle devait aller rencontrer son serviteur qui est au 252 rue Madzia. « Il priera pour toi et tu seras guérie » m’avait-il dit confia-t-elle.

Alors que William priait pour elle, une autre frappa au portail demandant à ouvrir pour qu’on puisse prier. Et ce matin-là, avant qu’elle ne se rende au travail, plus de 20 personnes étaient dans la parcelle, les unes et les autres contant qu’elles avaient une vision qui leur demandait d’aller voir le serviteur de Dieu.

Et quand à 13 heures elle revient du travail, la parcelle était pleine. C’est en ce moment qu’elle comprit les paroles prophétiques de son fils qui la veille lui avait dit de se préparer en conséquence car elle aura bien des hommes qui viendront ici.

Le deuxième jour, la parcelle était tellement pleine qu’il commença à prêcher dans la rue. William avait ainsi commencé son  œuvre sans tambour ni trompette pour se faire connaître. Ainsi est née l’Apostolique, Prophétique et Universelle Mission du Cèdre qui aujourd’hui a 32 ans d’âge. Et les assemblées issues d’elle sont dans le pays, en Afrique et en Europe.

 

Par le Frère Patrice TSOUMOU

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